1) Les étapes et les lieux de la mémorisation

Quelques notions importantes

Tout d'abord, il faut préciser que la mémoire correspond à notre capacité à emmagasiner, conserver et restituer des connaissances de natures diverses, par exemple une leçon, ou le fait de savoir faire du vélo...

Ensuite, il doit dire qu'un souvenir, ce n'est pas un élément physique situé dans une zone dans notre cerveau qui grossirait à chaque fois qu'une nouvelle information est mémorisée. Et heureusement, sinon notre cerveau finirait par être énorme. C'est le neurologue Donald Hebb qui a découvert la clé de la formation des souvenirs : lorsque deux neurones sont activés en même temps par un événement, ils sont plus faciles à réactiver ensemble par la suite. On appelle cela la  « potentialisation à long terme ».
Un souvenir se concrétise par ce qu'on appelle une trace mnésique, c'est-à-dire de nouvelles liaisons entre certains neurones et part une modification au niveau de la taille et de la constitution biologique de ces derniers.


Enfin, on rappelle que les messages nerveux sont transmis par les neurones. Ceux-ci sont reliés par des très petits points de contact : les synapses. Les neurotransmetteurs, qui sont des substances chimiques spécialisées dans la communication entre les neurones, permettent à l'information de passer d'un neurone à l'autre.

 

 

Les étapes de la mémorisation

La mémoire naît au centre de notre cerveau, dans l'hippocampe. L'hippocampe est une petite région du cerveau ancien (limbique), ayant la forme d'un cheval de mer. C'est lui reçoit les informations envoyées par nos cinq sens, en passant par nos organes sensoriels, à savoir la peau, les yeux, les oreilles, le nez et la bouche. Il joue donc un rôle capital dans la formation des souvenirs. Cependant, ce n'est pas dans l'hippocampe que les souvenirs sont « stockés ».

A)L'encodage

Après la réception de l'information par l'hippocampe, il y a l'encodage : l'information est transmise par l'hippocampe au(x) lobe(s) qui va ou vont pouvoir la traiter, c'est-à-dire lui donner une signification et en faire une trace mnésique.
Le lobe occipital (voir schéma) s'occupe des informations visuelles, le lobe temporal traite les informations sonores et celles liées au langage, le lobe frontal se charge des informations liées aux mouvements, et enfin, les informations concernant la sensibilité physique sont prises en charge par le lobe pariétal.

 

B)Le stockage

Comme dit précédemment, il n'y a pas de lieu précis pour le stockage de l'information, puisque les souvenirs sont sous la forme de liaisons entre les neurones. Cependant, le stockage de l'information est régi par des règles. En effet, on remarque qu'il y a deux types de stockage différents : le stockage à court terme et le stockage à long terme.


Le stockage à court terme contient les informations récemment enregistrées (volontairement ou non). Notre capacité de stockage à court terme est assez limité. De plus, nous oublions vite ces informations pour laisser place aux nouvelles informations qui nous parviennent. La seule façon de ne pas oublier est de faire un rappel conscient. L'information peut ainsi être stockée à long terme (plus de détails dans la deuxième sous-partie).
Le stockage à long terme, quant à lui, possède une capacité beaucoup plus importante et car il permet de retenir beaucoup d'information, (à condition de les avoir bien organisées pour pouvoir facilement les retrouver) et cela, sur une très longue période, voir toute une vie.

C)Le rappel

 C'est sans doute l'étape la plus évidente, mais de l'une des plus importante : pourquoi mémoriser une information si on ne peut pas s'en rappeler au bon moment ?
Pour pouvoir se souvenir d'une information, il y a plusieurs conditions à respecter :

  • Il faut la "coder" de façon assez élaborée, c'est-à-dire y associer un certain nombre de notions. Par exemple, pour se souvenir d'un numéro de téléphone, il sera plus facile d'accéder à ce souvenir si on se souvient également du nom et du visage de la personne, de son adresse.
  • Il faut bien organiser l'information, par exemple, il sera plus de se rappeler d'une liste d'objet si on sait combien il y en a et si on les apprend dans un ordre logique, comme l'ordre alphabétique.

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