2) L'influence de l'état physique

Le sommeil

Le sommeil permet de faciliter la mémorisation et l'assimilation des connaissances. Des études, réalisés dans le but de montrer les bienfaits du sommeil sur la mémoire, consistaient à faire apprendre à deux groupes de personnes des listes de mots. Le premier groupe a mémorisé les listes en début de journée et le deuxième, juste avant le coucher. Le lendemain, on remarque que le second groupe est celui qui a le mieux retenu les listes des mots.

A)Le sommeil lent

D'autres études réalisées par un chercheur du FNRS ( Fond de la Recherce Scientifique), présentent trois groupes d'individus. Le premier est constitué de douze membres dont l'activité cérébrale a été mesurée à l'éveil, lors de l'apprentissage spatial de la topographies des rues d'une ville virtuelle, extraite d'un jeu vidéo du nom de « Duke Nukem ». Le deuxième, composé de six individus, ont du mémoriser lors d'un entrainement intensif, la même topographie, avant de se coucher à l'intérieur d'un scanner, sur le dos, avec un masque qui leur immobilise la tête afin de pouvoir être scannés durant leur sommeil. Le dernier regroupe six personnes, scannées lors de leur sommeil, qui n'ont rien du mémoriser de spécial avant leur couché.

Grâce a un produit capable de révéler les zones cérébrales en activité, le chercheur a remarqué que l'activité hippocampique se trouve augmentée, à la suite de l'apprentissage, lors du sommeil lent, par rapport au sommeil « normal » des individus n'ayant effectué aucune tache qui dépend de l'hippocampe.

Ainsi on perçoit le rôle primordial que joue le sommeil sur la mémoire. En effet après une nuit de sommeil, les individus testés présentent une amélioration de leur connaissance sur les rues de la ville virtuelle. On remarque également, que l'activité de l'hippocampe pendant le sommeil lent est proportionnelle à cette amélioration. Ce qui signifie que le sommeil permet au cerveau de traiter plusieurs informations, de les organiser et de les fixer, afin qu'elles soient assimilées au réveil.

B)Le sommeil paradoxal

Une autre étude met en évidence le rôle du sommeil paradoxal, phase durant laquelle le cerveau est très actif. A l'aide de l'imagerie médicale un chercheur belge a pu déterminer les zones du cerveau qui étaient activées lors d'un test d'apprentissage qui a été soumis a des volontaires. De plus, le chercheur a remarqué que ces zones étaient également actives lors du sommeil paradoxal. Ainsi, après que les sujets aient dormi, ils ont à nouveau été testés. Cependant certains d'entre eux ont été privés du sommeil paradoxal en étant réveillés avant de pouvoir bénéficier de celui-ci. Dans ce cas, les performances de leur mémoire sont moindres que celles de ceux qui ont pu profiter d'une sommeil complet. En outre, le chercheur a également découvert que si une personne utilise énormément les capacités de sa mémoire, le temps de ses phases de sommeil paradoxal est allongé par rapport à ceux qui ne les sollicitent pas. Néanmoins, si l'on prive un individu de n'importe quelle autre phase du sommeil, celui-ci réussirait tout aussi bien le test que s'il avait pu profiter d'une nuit complète.

Nous pouvons donc en conclure que la phase de sommeil lent facilite la consolidation des apprentissage de type « spatial » et explicite, tandis que le sommeil paradoxal se charge de la mémoire procédurale et implicite.

 Le Sport

 La pratique d'une activité physique est bénéfique pour les performances de la mémoire car le sport permet une meilleur oxygénation du cerveau, ceci étant indispensable au bon fonctionnement de la mémoire. En effet lorsque l'on fait du sport, il résulte de cette activité une augmentation du débit sanguin cérébral, ce qui permet une consommation plus importante d'oxygène par le cerveau. De plus, le sport à la faculté de stimuler la production de nouveaux neurones et neurotransmetteurs. Grâce au sport, la circulation dans les vaisseaux est améliorée, et les nouveaux neurones sont ainsi mieux alimentés en énergie. En outre, l'une des causes de la maladie d'Alzheimer est la mauvaise oxygénation du cerveau.

En 2008, une étude sur les effets bénéfiques du sport sur la mémoire a été publié dans le Journal of the American medical association. 138 personnes de plus de 50 ans présentant des problème de mémoire participent à cette étude, menée par des chercheurs de l'université de Melbourne. Les sujets sont divisé en deux groupes. Le premier groupe doit faire, par semaine, 150 minutes de marche, tandis que le deuxième ne doit pas faire de sport, durant une période de 24 semaines. Après cela, les participant ont été testés sur leur capacité de mémorisation . Les résultats du test, ont montré que le premier groupe qui avait pratiqué la marche avait un meilleur score que le groupe qui n'en avait pas fait. On peut en conclure que pratiquer un sport, même d'intensité moyenne permet d'améliorer les fonctions cérébrales et ainsi la mémoire.

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